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LE CISSS DES LAURENTIDES FAIT UN PAS DE PLUS VERS LA PRIVATISATION DES SERVICES PUBLICS

ma place en santé

 

Nouveau programme de soins et services en GMF

(Saint-Jérôme, le 17 septembre 2016) – Dans une communication « Infolettre » datée du 15 septembre 2016, le CISSS des Laurentides annonce le transfert d’une vingtaine de travailleuses et de travailleurs sociaux des CLSC de la région vers les cliniques privées GMF (Groupe de médecine familiale). Ce programme signifie non seulement une diminution des ressources en CLSC, mais implique que le centre d’appels Info-social 8-1-1 entièrement financé par l’argent public pourra référer les demandes vers les CLSC ou les cliniques GMF.

Centralisation des demandes : une fausse amélioration de l’accessibilité

Depuis le 5 septembre, une personne qui a besoin d’aide psychosociale doit appeler le centre Info-social 8-1-1 pour parler à un intervenant social. Au terme de l’analyse préliminaire téléphonique de la situation par l’intervenant, l’usager sera dirigé soit vers une clinique GMF, soit vers les services publics.

Il faut comprendre ici que les ressources n’ont pas été augmentées, souligne David Deschatelets, vice-président de la Fédération de la Santé et Services sociaux (FSSS-CSN), mais que les GMF bénéficieront des demandes qui leur seront référées, aux frais du réseau public. Il y a fort à parier que la pression sera grande pour préférer les GMF aux CLSC. Pour les représentants de la CSN, l’objectif est tout autre que l’amélioration à l’accessibilité. Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides (CSN), est catégorique : « Il est clair que la centralisation des appels permettra plutôt de favoriser les références vers les GMF de manière à améliorer les statistiques des listes d’attente en CLSC. »

Un pas de plus vers la privatisation

Pour la CSN et ses représentants régionaux, ce « nouveau programme » est un pas de plus vers la privatisation des services publics. La recette est simple : diminuer les ressources des

CLSC, implanter un système qui favorise les GMF, et la table est mise pour conclure que les cliniques privées sont un succès et les CLSC inutiles, déplorent-ils.

Ils rappellent que la CSN exige d’évaluer sagement les impacts des réformes et de cesser de répondre à des impératifs financiers dictés par le gouvernement. La qualité de services en santé et services sociaux ne se réduit pas à des colonnes de chiffres.

À propos de la CSN

La CSN est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux, avec plus de 120 000 membres. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Renseignements

Josée Chapdelaine, conseillère SAMVR Laurentides CSN, 450 712-6292

Ariane Gagné, conseillère aux communications CSN, 514 349-1300

 

 

Le personnel professionnel éclopé et épuisé

SANTÉ. Les cas d’épuisement professionnel et de blessures au travail ont décuplé depuis un an chez le personnel professionnel et les techniciens de la santé et des services sociaux des Laurentides.

 

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des Services sociaux (APTS) indique se baser sur un document du CISSS des Laurentides obtenu à la suite d’une demande d’accès à l’information. Selon le document, les sommes versées en assurance salaire ont augmenté de 33 pour cent depuis 2014. Les absences couvertes par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail ont quant à elles grimpé de 97 pour cent.

 

Selon l’APTS, les sommes versées en assurance salaire sont passées de 4,8 à 6,4 millions de dollars en l’espace d’un an chez les professionnels et les techniciens de la santé et des services sociaux. De même, les absences couvertes par la Commission des normes de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail  ont bondi de 7291 à 14 387 heures.

 

«De toute évidence, les conditions de travail se dégradent dans l’établissement. Tout le monde en paie le prix, les membres du personnel, les patients et les contribuables, a soutenu le responsable politique de l’APTS, Marie-Eve Meilleur.

 

Le syndicat ramène la situation à un climat d’instabilité et d’insécurité apparu dans le réseau de la santé et des services sociaux depuis la réforme Barette.

 

Aussi, le syndicat prend note d’une volonté affirmée de la direction du CISSS prendre des mesures pour corriger la situation. «Nous n’avons encore vu aucune mesure concrète», a toutefois mentionné la porte-parole syndicale.

 

«Des statistiques préoccupantes»

Par ailleurs, l’agente d’information du CISSS des Laurentides Thaïs Dubé a reconnu l’essentiel des chiffres révélés par le syndicat. «Ce sont les statistiques du CISSS des Laurentides», a-t-elle admis.

 

«Ces données sont certainement préoccupantes», a-t-elle ajouté avant de mentionner du même souffle que le CISSS avait mis en place un plan d’action rigoureux pour rétablir la situation. «Une équipe est en train de se déployer pour amener de nouvelles normes de santé et sécurité», a expliqué la porte-parole. Cette dernière a assuré que tout le personnel blessé ou malade avait été immédiatement remplacé. «Il n’y a jamais eu de rupture de service », a-t-elle assuré.

 

 

tcmedia_logohttps://stg-app.tcmedianouvelles.ca/article/7ca9a32ab8319310d81351166a3662aa.html

mirabel  http://www.lemirabel.ca/actualites/2016/9/16/le-personnel-professionnel-eclope-et-epuise.html

laurentides-express-journal-le-nord http://www.journallenord.com/actualites/2016/9/16/le-personnel-professionnel-eclope-et-epuise.html

Les paramédics dénoncent le manque d’ambulances

2016-09-16 paramédic

 

«Il y a un manque flagrant d’ambulances dans les secteurs desservis par nos paramédics. Ce manque de véhicules entraine des problèmes tels que la surcharge de travail et de l’incohérence dans l’attribution des appels», affirme Yan Bonhomme, président du Syndicat des paramédics Laurentides-Lanaudière – CSN (SPLL-CSN).

 

Le temps de réponse en milieu urbain est de 8 minutes selon les cibles du ministère. Le tableau qui suit résume les temps de réponse pour les appels les plus urgents dans la région: Oka: 14 minutes, 22 secondes; Saint-Eustache: 9 minutes, 50 secondes; Sainte-Thérèse: 10 minutes, 30 secondes; Saint-Jérôme: 11 minutes, 13 secondes.

 

«Le nombre de transports et d’affectations ne cesse d’augmenter dans nos zones à forte croissance démographique caractérisées par une population vieillissante, et ce, sans qu’il n’y ait eu d’ajout de véhicules depuis plusieurs années. Les temps de réponse demeurent beaucoup trop élevés», renchérit M. Bonhomme.

 

Il est important de rappeler que pour chaque minute sans massage cardiaque, les chances de survie d’un patient en arrêt cardiaque diminuent de 7 à 10 %. Le manque de ressources affecte directement la sécurité et les services à la population.

 

Afin de dénoncer la situation et sensibiliser la population et les agences sur ce manque d’ambulances, les membres du syndicat ont installé de gigantesques autocollants sur leurs ambulances. Cette action de visibilité s’inscrit dans une escalade des moyens de pression du syndicat dans le but que des moyens sérieux soient rapidement pris pour régler cette situation.

 

Lien : http://www.nordinfo.com/Actualites/2016-09-16/article-4642598/Les-paramedics-denonce-le-manque-d%26rsquo%3Bambulances/1