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Négociation dans les services de garde en milieu familial

Sources : Fédération de la santé et des services sociaux (CSN) et Conseil central des Laurentides

Communiqué de presse

Négociation dans les services de garde en milieu familial
Plus de 900 personnes à Mirabel en appui aux RSG

(Saint-Jérôme, 1er octobre 2014) – Actuellement en négociation, les responsables en service de garde éducatif en milieu familial de la région des Laurentides, membres de la CSN, trouvent complètement ridicules et choquantes les offres pécuniaires déposées par le ministère de la Famille le 18 septembre dernier. Ces offres sont telles que les RSG ont organisé, le 26 septembre dernier, une activité de visibilité festive au Centre culturel Patrick Lepage à Saint-Canut, Mirabel. Plus de 900 RSG, parents et enfants y étaient présents afin de dénoncer ces offres. Cette action s’inscrivait dans un plan national de visibilité pour sensibiliser les parents et la population de différentes régions du Québec à la situation des RSG.

« Avec les offres monétaires déposées par le ministère de la Famille, nos membres vont s’appauvrir inévitablement, de déclarer Chantal Racicot, présidente du Syndicat des responsables de service de garde en milieu familial des Laurentides-CSN, et membre du comité de négociation national. C’est l’équivalent de 0,14 $ par jour que la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, a présenté à celles qui accueillent, éduquent, nourrissent et cajolent plus de 92 000 enfants fréquentant les services de garde en milieu familial. L’action de vendredi vise à l’interpeller pour qu’elle et son gouvernement prennent au sérieux nos demandes », poursuit Chantal Racicot.

Des offres inacceptables
Les offres salariales du gouvernement sont à mille lieues des demandes initiales des RSG déposées le 12 juin dernier. Ainsi, le ministère propose un maigre 0,5 % d’augmentation annuelle du 1er avril 2014 au 31 mars 2015, sans rétroactivité couvrant la fin de l’entente, le 1er décembre 2013. Nous demandons la même hausse versée aux employé-es des secteurs publics et parapublics pour les années 2014 et 2015, soit 3 %.

Aucune hausse n’est prévue concernant la part de la subvention spécifique pour les poupons et les enfants aux prises avec des handicaps. Pas d’indexation non plus pour compenser les coûts du service de la garde familiale, notamment l’électricité, l’essence, l’alimentation, les assurances et les frais d’entretien.

Les moyens de pression se continueront
Rappelons que les négociations pour le renouvellement de l’entente collective des RSG, membres de la CSN, se sont amorcées le 19 octobre 2013, près de deux mois précédant l’échéance de la première entente, le 30 novembre. Jusqu’ici, une trentaine de rencontres ont permis de régler l’ensemble des matières excepté celles d’ordre pécuniaire. « Nous continuons de négocier, mais les moyens d’action se poursuivront. Pour le moment, le 2 recours à la grève n’est pas prévu et nous souhaitons qu’il ne sera pas nécessaire », ajoute la présidente. L’ensemble des 2000 RSG, membres de la CSN, seront bientôt convoquées en assemblée extraordinaire pour décider d’autres moyens d’action à déployer.

À propos des RSG et de la CSN
Les 2000 RSG CSN, regroupés dans 21 syndicats régionaux, sont membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), laquelle représente quelque 130 000 membres provenant des secteurs privés et publics. Le Conseil central des Laurentides CSN représente au total quelque 16 000 membres. Pour sa part, la CSN compte plus de 325 000 membres issus de tous les secteurs d’activité tant privés que publics.

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Pour information :
Etienne Dubois-Daignault, Conseiller syndical
Service d’appui et de mobilisation à la vie régionale de la CSN
450 438-4196

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Les travailleurs de la ville de Sainte-Thérèse interrogent la mairesse sur sa volonté de négocier

 

(Sainte-Thérèse, le 8 juillet 2014) Le président et plusieurs membres du Syndicat des employé-es de la ville de Sainte-Thérèse se sont présentés à l’assemblée du conseil de ville du 7 juillet pour questionner la mairesse Surprenant sur sa réelle volonté de dénouer la négociation qui dure depuis près de trois ans. Daniel Gauthier, président du syndicat, a tenté de savoir si, à la reprise des négociations prévue à la fin juillet, la ville apporterait des éléments nouveaux. « Depuis les 30 derniers mois, peu d’avancées ont été constatées. De plus, la mairesse Surprenant n’a pas l’intention de s’opposer au projet de loi 3 sur les régimes de retraite qui impose déjà les paramètres entourant notre fonds », s’inquiète Daniel Gauthier. Il ajoute que le syndicat, bien qu’il doute de la volonté réelle de négocier de la ville, est prêt à reprendre les négociations dès que les agendas de tous le permettront.

Pour le syndicat, la négociation devrait reprendre sans que la mairesse tente de désinformer la population. « La sortie publique rendant les employés de la ville responsables de l’annulation de la Fête nationale et du spectacle du 1er juillet nous a grandement blessés, d’autant plus que les raisons invoquées n’étaient pas justes. Il est faux de dire que les travailleurs de la ville ne font pas d’heures supplémentaires. Nous en faisons à de nombreuses occasions, mais la mairesse ne semblait pas être au courant », a enchaîné Daniel Gauthier.

Annulation d’activités

Le président du syndicat a également interrogé la mairesse sur les raisons de l’annulation du spectacle d’Édith Butler prévu le 1er juillet. « La ville nous a pris comme des boucs émissaires, car en pleine séance du conseil hier, la mairesse a admis ne pas savoir que les employés de la ville étaient au travail, comme à l’habitude le 1er juillet, et en congé plutôt le 30 juin ». Pressée de fournir des justifications supplémentaires, la mairesse a expliqué avoir pris cette décision en prévention d’éventuels moyens de pression. « Elle a pourtant également confirmé que seuls deux employés étaient requis pour la tenue de l’évènement et que, jusqu’à maintenant, les employés de la ville n’ont aucunement perturbé les activités ». Pour le syndicat, la population doit connaître la vérité.

Projet de loi sur les retraites

La négociation avec les travailleurs de Sainte-Thérèse achoppe notamment sur la question des régimes de retraite. À ce sujet, la demande syndicale équivaut à un pourcentage minime de la masse salariale par année durant 20 ans, c’est-à-dire 60 000 $. « La question du fonds de retraite est un dossier complexe qui doit être

compris par les décideurs. Nous nous attendons de la ville et de sa directrice générale qu’elles partagent tous les enjeux et les données à ce sujet. La ville doit également ne pas attendre que le gouvernement fasse le travail à sa place, par son projet de loi 3 », ajoute Daniel Gauthier.

Le président de la Fédération des employées et employés de services publics FEESP–CSN, Denis Marcoux, lance finalement un appel à la mairesse. « Vous devez cesser de jouer au chat et à la souris et reprendre de façon concrète le cours de la négociation avec les employé-es de la ville. Rien ne justifie que vous vous défiliez devant la responsabilité qui vous incombe envers les travailleurs et les citoyens de négocier de bonne foi. Il en va du bon fonctionnement de Sainte-Thérèse », a-t-il conclu.

 

2014-07-08 STT ville Ste-Thérèse