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Les travailleurs et travailleuses de l’APTS, de la CSN et de la FTQ ont à coeur la population

CSSS de Thérèse-De Blainville

2015-03-24 Austérité Ste-Thérèse

(Sainte-Thérèse, 24 mars 2015) – Contrairement au gouvernement libéral de Philippe Couillard, le personnel du CSSS de Thérèse-De Blainville, affilié à l’APTS et à la CSN, a à coeur la population de la région et s’inquiète de l’impact des mesures d’austérité qui menacent les services publics. Les travailleuses et travailleurs redoutent tout particulièrement la perte d’accès aux services de santé et aux services sociaux qui risque de survenir au lendemain de l’entrée en vigueur de la loi découlant du projet de loi no 10. En vertu de cette loi, tous les établissements de la région seront fusionnés le 1er avril en un seul méga-établissement, relevant d’une même direction générale dont le siège social sera établi à Saint-Jérôme.

Cette énième réforme créera plus de bureaucratie, sans générer d’économies et sans améliorer l’accessibilité des soins et services. L’histoire nous le démontre : la fusion de 2005, loin de régler les problèmes du réseau, a provoqué une augmentation du nombre de cadres sans que l’attente pour les services ne soit résorbée. « Ce n’est pas en centralisant mais en décentralisant que l’on peut mieux répondre aux besoins spécifiques d’une population. Les mégastructures font toujours des laissés-pour-compte. Nous sommes choqués de voir l’accessibilité aux services de plus en plus restreinte et la prévention disparaître. Avec les mesures d’austérité actuelles, les conséquences deviennent dramatiques », estiment les représentants syndicaux.

Austérité : impact particulièrement néfaste pour les femmes

De plus, les syndicats déplorent l’impact néfaste de l’austérité sur les femmes. Les travailleurs de la santé et des services sociaux sont majoritairement des femmes. En plus de voir leurs heures réduites, leur salaire gelé (c’est la proposition du gouvernement dans le cadre de la négociation en cours), les femmes sont frappées de plein fouet par l’augmentation des frais de garderie; sans même parler des autres tarifs qui risquent de monter. Alors que le coût de la vie s’élève à des niveaux de pourcentage très au-delà des offres gouvernementales, les travailleuses et travailleurs formant la classe moyenne voient leur pouvoir d’achat réduit significativement, une bien mauvaise façon de relancer l’économie.

«C’est trop! On se mobilise pour dénoncer avant qu’il soit trop tard. Nous sommes d’accord sur un point avec le gouvernement libéral : comme société, on doit faire des choix… Or, nous faisons le choix de préserver des services de santé et des services sociaux publics, universels et accessibles, parce que nous pensons qu’ils ne sont pas une dépense mais un investissement dans notre monde, nos familles, nos jeunes », concluent les porte-parole syndicaux.

Profil de l’APTS

L’APTS est une organisation syndicale qui regroupe 32 000 personnes dans le réseau de la santé et des services sociaux à travers le Québec. Elles occupent des postes professionnels et techniques, dans les domaines du diagnostic (laboratoires et imagerie médicale), de la nutrition, de la réadaptation, des services psychosociaux, de la prévention et du soutien clinique.

Profil de la CSN

Fondée en 1921, la CSN oeuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Profil de la FTQ

La fédération FTQ Laurentides – Lanaudière représente plus de 10 000 membres en provenance de nos différents syndicats des secteurs publics et privés.

Le syndicat CSN du CSSS des Pays-d’en-Haut dénonce les orientations du gouvernement libéral

 

S’unir ou subir en santé

 

2015-03-11

(Sainte-Adèle, le 11 mars 2015). – Les syndicats de la santé et des services sociaux de la région des Laurentides ont appuyé, sur l’heure du dîner hier dans le cadre d’un piquetage symbolique, l’initiative du syndicat CSN du CSSS des Pays-d’en-Haut de dénoncer les orientations du gouvernement libéral concernant le système de santé.

Après l’adoption du projet de loi 10 sous bâillon, l’adoption prochaine du projet de loi 20, l’ingérence du ministre Barette au CHUM, les syndicats voient leurs craintes envers leur capacité à offrir des soins de santé de qualité se concrétiser.

« Si les gros établissements de la santé de la métropole réagissent déjà à la main-mise du gouvernement, qu’est-ce que ce sera pour les petits établissements comme le nôtre? » questionne Julie Huot, vice-présidente griefs pour le Syndicat des employé-es du CSSS des Pays-d’en-Haut (CSN).

Madame Huot ajoute : « Le ministre se trouve bien loin de notre réalité. Ce qui peut lui sembler un petit coup de bistouri est un vrai massacre à la tronçonneuse pour les personnes qui donnent et qui reçoivent des soins des centres de santé de la région. C’est à se demander quel sera le coût réel de ces coupures par rapport aux gains estimés par le gouvernement avec ses politiques d’austérité. »

La région des Laurentides continuera de manifester son désaccord envers les orientations politiques du gouvernement tout au long de l’année. Des actions sont déjà prévues devant d’autres CSSS du Nord au Sud du territoire et des activités de mobilisations sont prévues pour la journée du 1er mai à l’initiative de la CSN, ses partenaires syndicaux, communautaires et étudiants.

 

La noirceur tombe sur le Québec

Le 27 février, le Conseil central des Laurentides (CSN) a invité la population à marcher contre l’austérité du gouvernement Couillard vers le cégep Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse.