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LES IMPACTS NÉGATIFS DE LA RÉFORME EN SANTÉ SE FONT SENTIR

Au centre hospitalier de Sainte-Agathe-des-Monts et dans les établissements de la région

 

2015-05-22 CSSS Ste-Agathe

(Sainte-Agathe, le 22 mai 2015). – Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre de santé et de services sociaux des sommets affilié à la CSN étaient invités aujourd’hui à un dîner collectif sous le thème «Ensemble maintenant et pour l’avenir». C’était l’occasion de non seulement dénoncer les politiques gouvernementales mais aussi d’échanger afin de veiller à l’avenir des services sociaux et l’importance du travail des employés.

 

Des coupures de postes

Les compressions budgétaires et la mise en application de dispositions de la loi 15 imposées au réseau de la santé n’ont pas tardé à engendrer des impacts négatifs. «Pour le CSSS des Sommets maintenant intégré au CISSS des Laurentides, il s’agit de coupures de postes de près de 10 % du personnel de bureau. À cela s’ajoute l’annonce de coupures de postes de préposés aux bénéficiaires au CHSLD annexé au centre hospitalier», explique Stéphane Lavoie, président du syndicat. «Comment le ministre Barette peut-il affirmer sans sourciller que les services à la population ne seront pas touchés ? Le manque de ressources est portant dénoncé depuis longtemps», ajoute-t-il. Le syndicat déplore également le réaménagement forcé de la structure administrative qui fait en sorte qu’un seul des gestionnaires ne provient de la région et que par conséquent, il est le seul à connaître les défis propres aux établissements du secteur de Sainte-Agathe. Les syndicats craignent depuis longtemps ces effets négatifs, c’est maintenant la population qui vivra les impacts négatifs des politiques aveugles du gouvernement libéral.

 

La région en action

Ce rassemblement collectif s’inscrit dans la campagne «S’unir ou subir» organisée par les syndicats des établissements de la santé et des services sociaux des Laurentides affiliés à la FSSS-CSN. Manifestations, rassemblements, piquetage symbolique sont autant d’activités qui se sont tenues ou qui se tiendront dans la région afin d’informer la population et contrer les politiques gouvernementales qui par ailleurs, sont également dénoncées par le réseau de l’éducation et des services de garde à l’enfance. Les différents syndicats impliqués sont convaincus qu’«Ensemble», il est possible de faire la différence confirme Jeff Begley président de la FSSS-CSN.

 

voir aussi :  http://www.linformationdunordsainteagathe.ca/actualites/2015/5/22/les-syndiques-de-la-csn-denoncent-le-virage–austerite-0.html

Plus de 3000 RSG membres de la CSN en grève le 1er mai pour mettre fin à une injustice

Négociation dans les services de garde en milieu familial

2015-05-02 RSG

 

(St-Jérôme, le 5 mai 2015)- Quelque 200 responsables en service de garde (RSG) de la région sont toujours sans entente collective depuis le 1er décembre 2013. Comme 3000 autres RSG membres de la CSN, elles ont unanimement refusé les offres jugées très appauvrissantes du ministère de la Famille qui tente de leur imposer depuis l’automne dernier ses politiques d’austérité. Elles ont déclenché une grève d’une demi-journée le 1er mai dernier. Les RSG réclament l’équité avec leurs consoeurs des centres de la petite enfance afin de corriger une injustice historique à leur égard.

Pour la présidente du Syndicat des responsables de service de garde en milieu familial des Laurentides – CSN et membre du comité de négociation national, Chantal Racicot : « Le ministère fait toujours la sourde oreille à nos demandes d’ordre monétaire. Il poursuit à notre égard une politique de discrimination, en refusant de reconnaître l’équité de traitement avec le titre d’emploi comparateur pourtant prévue dans la loi sur la représentation des RSG, soit l’éducatrice en CPE, échelon 1. »

Rappelons que les éducatrices en CPE bénéficient de 13 congés supplémentaires payés par rapport à ceux qui sont octroyés aux RSG, ce qui représente un rattrapage de 5 % applicable au 1er décembre 2013. Dans leurs demandes déposées le 13 juin 2014, elles réclament aussi que leur soient versées les mêmes hausses consenties notamment aux travailleuses en CPE et à l’ensemble des 550 000 salarié-es de l’État, soit 2 % au 1er avril 2014 et 1 % au 31 mars 2015. Or, le ministère n’offre qu’un maigre 0,5 % par année pour les deux premières années d’une entente, soit 197 $ brut par année, largement en deçà du coût de la vie.

« Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a déclaré récemment que les RSG avaient négocié et conclu leur entente collective. C’est faux ! », lance Madame Racicot. Elle explique : « Plus de 3000 d’entre elles sont toujours sans entente. Si les médecins ont réussi à arracher l’équité de traitement avec les médecins du reste du Canada, si les pharmaciens d’hôpitaux ont obtenu la semaine dernière une entente leur donnant droit à des primes salariales variant de 15 à 45 % sur cinq ans, on ne voit pas pourquoi nous serions traitées de manière différente ! C’est pourquoi le Conseil du trésor et la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, vont nous entendre au cours des semaines et des mois à venir. Nous aussi, on veut être traitée équitablement. »

Pour madame Racicot : « Le refus du gouvernement de traiter correctement les responsables en service de garde en milieu familial est un bel exemple que les femmes sont les premières à être pénalisées par les politiques d’austérité, comme l’a démontré une récente étude de l’IRIS portant sur les impacts néfastes de ces mesures sur les femmes. Des politiques discriminatoires ne sont jamais acceptables et au Conseil central, nous allons tout mettre en

oeuvre pour qu’elles puissent obtenir ce qui leur est dû et ce qu’elles méritent. Pas question de baisser les bras ! »

À propos des RSG et de la CSN

Plus de 3000 responsables en service de garde familial sont membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Celle-ci regroupe plus de 130 000 membres provenant des secteurs public et privés de la santé et des services sociaux. Pour sa part, la CSN est composée de près de 2000 syndicats regroupant plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux.

 

S’unir contre le démantèlement du réseau de la santé et des services sociaux

IMG_1469 IMG_1462 IMG_1463 IMG_1467 IMG_1469 IMG_1473(Saint-Jérôme, le 14 avril 2015) Les syndicats de la santé et des services sociaux de la région des Laurentides affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) se sont réunis ce midi pour tenir un piquetage symbolique devant les Galeries des Laurentides afin de dénoncer l’entrée en vigueur de la loi modifiant l’organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux (Loi 10).

Des soins de santé déconnectés de la réalité

Depuis le 1er avril dernier, la mise en place du Centre intégré en santé et services sociaux (CISSS) dans les Laurentides concentre la gestion de 12 établissements (sept hôpitaux, trois centres de réadaptation (physique, mental, toxicomanie), un centre jeunesse et un CHSLD) entre les mains d’un PDG et d’un PDG adjoint nommés par le ministre.

« Nous sommes des répondants de première ligne pour soutenir des jeunes victimes d’abus physiques ou psychologiques et des parents à court de ressources pour accompagner leurs enfants, indique le président du Syndicat des employés du Centre jeunesse des Laurentides (CSN), Bernard Lanthier. En centralisant les ressources financières et matérielles dans un organisme unique, c’est la prévention qui est laissée pour compte dans l’application de la Loi 10. Nous arrivons à minimiser les impacts de milieux de vie malsains, mais pour combien de temps encore? »

Pour sa part, la présidente du Syndicat des employés de l’Agence de la santé et des services sociaux des Laurentides – CSN, Manon Forget, affirme que nous sommes en deuil depuis le 1er avril. « Avec l’élimination des agences de santé, on amène la gestion des soins de santé de plus en plus loin des patients. Comment penser que les soins de santé ne seront pas affectés en éloignant les moyens des besoins? »

« Prodiguer des soins ne passe pas nécessairement par l’hospitalisation ou la prise de médicaments, ajoute la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre du Florès (CSN), Marie-Josée Bolduc. Tous les jours, nous améliorons la qualité de vie de personnes aux prises avec des déficiences intellectuelles, des troubles autistiques et de santé mentale. Les ressources du Centre sont un pilier majeur dans les soins auprès de clientèles vulnérables. En cherchant désespérément à couper dans le financement des services de santé, le gouvernement met inévitablement en danger les soins fournis à l’extérieur des murs des hôpitaux. »

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs publics et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire. Le Conseil central des Laurentides regroupe près de 16 000 membres répartis dans 87 syndicats issus autant du secteur public que du secteur privé.