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ensemble pour le climat

2015-11-29 manifestation

Comme vous le savez la CSN est une organisation syndicale qui s’intéresse aux enjeux environnementaux, car il s’agit de questions fondamentales qui touchent nos choix collectifs et nos vies individuelles. Nous croyons qu’ils interpellent les travailleuses et travailleurs dans tous les milieux de travail. Pour montrer notre détermination à protéger la planète, nous soutenons l’organisation d’une importante manifestation qui va se tenir à Ottawa à l’aube de l’ouverture de  la conférence sur les changements climatiques, soit le 29 novembre prochain.  De toutes les régions, des milliers d’hommes et de femmes convergeront vers Ottawa pour démontrer l’importance qu’ils accordent aux enjeux climatiques.

Le comité exécutif de la CSN,  lance un appel à tous afin de faire de cette manifestation un moment qui marquera l’histoire.

Nous devons assurer une présence forte à cette manifestation sur les enjeux climatiques afin d’y apporter notre contribution militante.

Nous vous remercions de votre disponibilité.  En espérant vous y retrouver en grand nombre!

Les travailleuses et les travailleurs des CPE en appui aux négociations salariales des employé-es de l’État

Grève tournante du Front commun

(St-Jérôme, le 21 octobre 2015) – Concernées directement par les négociations entre les employé-es de l’État et le Conseil du trésor, des centaines de travailleuses et de travailleurs des centres de la petite enfance de la région des Laurentides vont appuyer les demandes du Front commun. Lors du déclenchement de la grève tournante dans les établissements de santé, d’éducation et de la fonction publique, le 26 octobre, les salarié-es des CPE, membres de la CSN, vont solliciter les parents dans chacune des installations pour les sensibiliser à leurs revendications.

 
Pas de grève imminente dans les CPE
« Pour l’instant, il n’est pas question de déclencher la grève dans les CPE, mais bien de participer, parallèlement aux actions du Front commun, à une première série d’actions de visibilité aux abords des installations », lance Danielle Deschatelets, présidente du Syndicat des travailleuses en CPE Laurentides (CSN). « Tôt le matin ou en fin de journée, nous allons accueillir de manière colorée les centaines de parents en les informant sur la nature de nos demandes et sur les impacts néfastes des politiques libérales sur les services dispensés à des milliers d’enfants en bas âge. »

 
Demandes salariales communes
Plus de 10 000 salarié-es des CPE au Québec, membres de la CSN, sont en renégociation de leur convention collective échue dans la plupart des cas depuis le 31 mars dernier. Elles revendiquent les mêmes hausses salariales réclamées par les employé-es des secteurs public et parapublic, soit 4,5 % par année pendant trois ans pour un total de 13,5 %. Cela inclut un rattrapage salarial, une protection contre l’inflation et une part minimale d’enrichissement collectif. Or, en décembre 2014, le Conseil du trésor a présenté des offres jugées totalement inacceptables qui totalisent à peine 3 % sur cinq ans, incluant un gel de salaire de deux années complètes.

 
Un réseau malmené
Les syndiqué-es veulent aussi dénoncer les attaques faites au réseau des services de garde subventionnés et régis, dont la fin de la contribution réduite qui a été décidée sans débat public, l’explosion des tarifs de garde en fonction du revenu familial malgré les promesses libérales.

Les compressions budgétaires de 49 millions de dollars imposées aux CPE pour l’année 2015, qui minent leurs capacités à offrir des services de qualité aux enfants, sont aussi une source importante de mécontentement. Diminution ou même abolition des services d’accompagnement et d’intégration pour les enfants ayant des besoins particuliers, réduction de budgets pour l’alimentation et des heures de travail pour les responsables en alimentation, non-remplacement des absences maladie, rationalisation des outils d’éducation et des jouets destinés aux enfants, coupes dans les surplus accumulés destinés aux réparations ou aux projets d’agrandissements, voilà le lot de la vaste majorité des CPE.

« Pendant ce temps, explique Hélène Lavoie, la vice-présidence régionale de la FSSS, le gouvernement subventionne les garderies privées commerciales par le biais des crédits d’impôts offerts aux familles, alors que l’on sait que l’objectif des garderies à but lucratif est d’abord et avant tout d’enrichir des propriétaires bien nantis de garderies commerciales. »

 
À propos de la CSN
Quelque 800 membres font partie du Syndicat des travailleuses en CPE Laurentides (CSN) lequel est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) et au Conseil central des Laurentides. Pour sa part, la CSN est composée de près de 2000 syndicats regroupant plus de 325 000 travailleuses et travailleurs provenant des secteurs public et privé.

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Pour information :
Hélène Lavoie, vice-présidente régionale
de la FSSS dans les Laurentides
450 755-0451

Le Front commun prêt à déclencher la grève le 26 octobre

Négociations du secteur public

 

Québec, le 9 octobre 2015 – Fort d’un mandat de grève de six jours, le Front commun annonce que ses premiers jours de débrayage se tiendront dans la semaine du 26 octobre si aucune avancée sérieuse n’est constatée aux différentes tables de négociation du secteur public.

 

« Cela fera bientôt un an que nous négocions avec le gouvernement, rappelle le président de la FTQ, Daniel Boyer. Jusqu’à ce jour, il n’a toujours pas répondu à nos préoccupations concernant le retard salarial, la précarité d’emploi, le recours au secteur privé pour la prestation de services ou encore la dégradation de l’autonomie professionnelle des salariés du secteur public. Les offres présentées par le Conseil du trésor en décembre ne sont ni plus ni moins qu’une fin de non-recevoir de nos demandes. Et tant que le gouvernement demeure sur sa position de gel salarial, il nous est impossible d’entrevoir une contre-proposition. Le gouvernement doit envoyer dès maintenant les mandats nécessaires à ses négociateurs pour que nous en arrivions à un règlement satisfaisant et négocié. »

 

« Notre calendrier de grève, basé sur le principe de gradation des moyens de pression, prévoit laisser tout l’espace nécessaire à la négociation, affirme Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN. Nous commencerons, si nécessaire, la semaine du 26 octobre prochain, à raison d’une journée par région. Selon la conjoncture de la négociation, si nous ne parvenons pas à une entente à l’ensemble de nos tables, nous poursuivrons la grève dès le 9 novembre, avec deux journées pour chacune des régions du Québec. Et si nous sommes toujours dans l’impasse, nous n’aurons d’autre choix que de déclencher une grève nationale les 1er, 2 et 3 décembre prochain. Nos membres sont très conscients des impacts éventuels sur la population d’un débrayage, mais l’intransigeance du gouvernement nous pousse à devoir augmenter les moyens de pression. Notre intention n’est pas de nuire à la population, mais bien d’améliorer nos conditions de travail et de garantir l’accessibilité à des services publics fortement malmenés par le gouvernement libéral. Le droit de grève est un droit constitutionnel reconnu par la Cour suprême qui s’applique également aux travailleuses et aux travailleurs du secteur public. »

 

Ces journées de grève s’exerceront sur une base nationale dans le cas des fonctionnaires et des ouvriers de la fonction publique du Québec, ainsi que des salariés de l’Agence du revenu du Québec et de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse.

 

« La détermination des 400 000 membres du Front commun est à la hauteur de l’arrogance du gouvernement libéral, souligne la porte-parole du SISP, Lucie Martineau.  M. Coiteux a vu les images de notre manifestation monstre samedi dernier rassemblant plus de 150 000 personnes, provenant de partout au Québec, qui ont déferlé dans les rues de Montréal. J’espère qu’il saisit bien l’ampleur des mandats de grève que nous avons obtenus. De toute ma vie, je n’ai jamais vu d’assemblées aussi bondées, de mandats de grève aussi forts. Notre objectif n’est pas de faire la grève. Nous avons toutefois l’obligation de mettre toute la pression nécessaire sur le gouvernement libéral afin d’en arriver à un règlement pour préserver la qualité des services publics. Évidemment, avant d’exercer notre droit de grève, nous comptons utiliser tous les moyens nécessaires. Voilà pourquoi, dès lundi prochain, des actions de perturbations socio-économiques seront menées dans l’ensemble des régions du Québec. »

 

Grève tournante

 

La grève tournante du Front commun sera faite par des enseignants, des infirmières, des professionnels, des techniciens, du personnel de soutien et administratif, des ouvriers et des fonctionnaires dans l’ensemble des établissements des réseaux de la santé et des services sociaux, des commissions scolaires, des cégeps, des organismes gouvernementaux et de la fonction publique. En alternance, les différentes régions du Québec seront en grève aux dates suivantes :

 

26 octobre : Outaouais, Abitibi-Témiscamingue, Laurentides, Lanaudière, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Nord-du-Québec.
27 octobre : Québec–Chaudière-Appalaches, Bas-Saint-Laurent, Côte-Nord, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, les fonctionnaires et ouvriers de la fonction publique du Québec ainsi que de l’Agence du revenu du Québec
28 octobre : Estrie, Montérégie, Centre-du-Québec et Mauricie
29 octobre : Montréal, Laval et les salariés de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse

 

9 et 10 novembre : Outaouais, Abitibi-Témiscamingue, Laurentides, Lanaudière, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Nord-du-Québec.
12 et 13 novembre : Estrie, Montérégie, Centre-du-Québec, Mauricie, Québec–Chaudière-Appalaches, Bas-Saint-Laurent, Côte-Nord, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, les fonctionnaires et ouvriers de la fonction publique du Québec ainsi que de l’Agence du revenu du Québec
16 et 17 novembre : Montréal, Laval et les salariés de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse
 
1er, 2 et 3 décembre : grève nationale.

 

 

À propos

Le Front commun regroupe le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP, formé de la CSQ, du SFPQ et de l’APTS), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Ensemble, ces organisations représentent plus de 400 000 travailleuses et travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la fonction publique du Québec. Les conventions collectives du secteur public sont échues depuis le 31 mars 2015.