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L’argent du public au service du privé…

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Le ministre de la Santé n’a jamais eu l’aval de la population!

 

(Saint-Eustache, 6 mai 2016) – Le Syndicat des employé(es) du CSSS du Lac-des-Deux-Montagnes – CSN a tenu aujourd’hui une manifestation afin de dénoncer l’annonce faite par le ministre de la Santé quant à la création de 50 super-cliniques d’ici 2018. Une centaine de travailleuses et travailleurs se sont rassemblés devant le CLSC J.O. Chénier pour informer la population sur les dangers de cette nouvelle réforme.

 
Ils ont fait valoir que ce déplacement du personnel vers les Groupes de médecine de famille (GMF) qui sont d’abord des cliniques privées, se fera, encore une fois, au détriment de la population qui se verra dorénavant imposer certains frais pour des services dispensés gratuitement au CLSC.

 
« Au lieu de miser sur ce qui existe déjà dans le réseau public, entre autres le CSLC J.O. Chénier, le gouvernement se tourne vers le secteur privé avec pour objectif de supposément améliorer l’accès aux soins de santé. Mais il est clair que le gouvernement a choisi d’imposer coûte que coûte son virage vers la privatisation », dénonce le président du Syndicat des employé(es) du CSSS du Lac-des-Deux-Montagnes – CSN, Dominic Presseault.

 
Il faut savoir, explique M. Presseault, que lorsqu’une personne travaillant dans un GMF sera absente, la clinique aura priorité sur le secteur public pour la remplacer, et ce, au détriment des services offerts par les CLSC. De plus, les médecins propriétaires de ces cliniques privées auront droit jusqu’à 40 000$ d’argent public pour financer leur mise en place.
«Lorsque le ministre Barrette ne se cache même plus auprès de la population pour utiliser les employé-es du secteur public comme locomotive du secteur privé, nous pouvons constater qu’il ne fait pas le travail pour lequel il a été élu. Ce gouvernement n’a pas le mandat de la population pour faire un virage vers la privatisation, encore moins d’affaiblir le secteur public pour y arriver », dénonce David Deschatelets, vice-président de la région Laurentides-Lanaudière à la FSSS-CSN.

 
De son côté, la présidente du Conseil central des Laurentides, Louise Jetté, déclare qu’il s’agit d’une nouvelle preuve que le ministre Barrette n’est pas au service de la population, mais plutôt, encore une fois, aux services des médecins et du secteur privé, qui sera le seul gagnant de cette nouvelle réforme. « La population commence déjà à ressentir les effets de la Loi 10 sur la qualité et l’accessibilité aux services de santé et aux services sociaux dans le secteur public. Il serait temps que le ministre de la Santé prenne ses responsabilités et regarde ce qui se passe sur le terrain pour constater les effets néfastes de sa réforme plutôt que de tout gérer à partir de son bureau à Québec. »

 
Nous nous sommes donné des services publics, car nous croyons à l’égalité des chances au Québec et le virage vers la privatisation est complètement à l’opposé de ce pour quoi la population se bat depuis des dizaines d’années, conclut le président du syndicat. La population est invitée à signer la pétition en ligne lancée par la CSN qui réclame un moratoire sur le transfert des professionnels. https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-6033/index.html

 
Le Syndicat des employé(es) du CSSS du Lac-des-Deux-Montagnes – CSN est affilié à la FSSS-CSN qui représente près de 130 000 membres, ce qui en fait la plus grande organisation syndicale dans le réseau de la santé et des services sociaux et au Conseil central des Laurentides qui regroupe quelque 16 000 membres.

 

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Pour information :
Dominique Presseault, président
Syndicat des employé(es) du CSSS du Lac-des-Deux-Montagnes – CSN
450 473-6811 poste 42035

Transport de matières dangereuses

 

FEESP

 

Protéger la sécurité publique en assurant des conditions de travail décentes aux chauffeurs de camion

 

(Blainville, le 4 mai 2016) – Dans un contexte où le transport des matières dangereuses défraie la manchette régulièrement, le Syndicat national des travailleurs et travailleuses de groupe Sani-Gestion Onyx (CSN) dénonce la tentative du nouvel employeur Trans 2D-Logistics de Blainville de sabrer cavalièrement dans les conditions de travail de ses chauffeurs de camion. L’entreprise de transport routier veut imposer des coupes avoisinant 30 % dans la rémunération et les avantages sociaux de ses chauffeurs, pouvant potentiellement mettre en jeu la sécurité du public.

 

« Nous transportons sur nos routes des résidus huileux de pétrole, du plomb, du butane, du propane, des poisons et des oxydants réactifs à l’air et à l’eau. Manipuler et déplacer ces produits nécessite doigté et expertise. Comment recruter et retenir les chauffeurs d’expérience si on leur propose des baisses salariales majeures ? » s’interroge Régis Francoeur, président du syndicat.

 

L’employeur souhaite également charcuter le tiers de la prime octroyée aux chauffeurs pour préparer et inspecter les véhicules avant de prendre la route. Il souhaite même abolir les journées de maladie payées prévues à la convention collective. « Des chauffeurs seront-ils forcés de prendre le volant alors qu’ils ne sont pas au sommet de leur forme, dans des véhicules moins bien inspectés ? » s’inquiète Régis Francoeur.

 

« Au nom des profits, une entreprise serait irresponsable d’imposer des conditions de travail qui risquent de mettre en péril la sécurité du public et la sécurité de ses propres employé-es » met en garde Nathalie Arguin, secrétaire générale de la FEESP-CSN.

 

Le Syndicat national des travailleurs et travailleuses de groupe Sani-Gestion Onyx (CSN) et la FEESP-CSN demandent donc à l’employeur de négocier de bonne foi tout en respectant l’intérêt public.

 

Vous pouvez voir le témoignage vidéo de Régis Francoeur.

 

À propos

Fondée en 1947, la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 60 000 membres œuvrant dans le domaine des services public et parapublic.

 

 

Renseignements : Martin Robert, Service des communications de la CSN