MANIFESTATION CONTRE L’AUSTÉRITÉ DEVANT L’HÔPITAL ST-EUSTACHE

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(Saint-Eustache,le16 juin 2015)–C’est sous le thème L’austérité ne prend pas de vacances! qu’un rassemblement a eu lieu aujourd’hui devant l’hôpital de Saint-Eustache, point de service Lac-des-Deux-Montagnes du Centre intégré de santé et services sociaux (CISSS)des Laurentides.

Ce rassemblement avait été organisé par les membres du Syndicat des employé(es) du CSSS du Lac-des-Deux-Montagnes –CSN. Plusieurs autres travailleuses et travailleurs, membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN, provenant d’autres points de services du CISSS des Laurentides, se sont joint à leurs collègues pour cette activité, qui s’inscrivait dans le cadre d’une campagne régionale S’unir ou subir, campagne soutenue de façon intensive, depuis cet hiver, par l’ensemble des établissements syndiqués avec la CSN de la région des Laurentides.

Des coupures qui font mal

Solidairement, ils ont dénoncé, d’une même voix, les politiques d’austérité du gouvernement Couillard qui affectent la population, les gens les plus vulnérables et les travailleuses et travailleurs du réseau public. Dans le cadre de cet événement, le président du syndicat, Dominic Presseault, a indiqué: «Le gouvernement Couillard ment lorsqu’il dit que les coupures ne touchent pas à la population. Nous tenons à rappeler que, depuis deux ans, c’est près de 40 millions de dollars de coupures que cela représente pour les Laurentides! Plus spécifiquement, pour l’ancien CSSS du Lac-des-Deux-Montagnes, ça se traduit par 3 178 590 $ de coupures, dont 2 626 608 $ en services à la population, soit 83%des coupures totales!» Monsieur Presseault ajoute qu’une trentaine de postes d’agents administratifs travaillent en soutien dans les différents programmes au service de la population.

Les personnes présentes ont dénoncé également les offres salariales présentées par le gouvernement, particulièrement:0%, 0%, 1%, 1% et 1%sur cinq ans, ce qui appauvrit encore davantage les employés du secteur public, augmentant ainsi l’écart salarial entre emplois comparables privé-public. M. Presseault est d’avis que le pouvoir d’achat des travailleurs du secteur public continuera à se dégrader, ce qui entrainera moins de dépenses dans les commerces des Basses-Laurentides. Il indique également qu’il y aura des reculs importants et des disparités au niveau du régime de pension.

Partout dans les Laurentides

Soulignons que le rassemblement d’aujourd’hui devant l’hôpital de Saint-Eustache mettait fin à une série d’activités organisées par les CSSS de la région des Laurentides dans le cadre de la campagne S’unir ou subir en santé. Rappelons les activités du 17 février au CSSS Antoine-Labelle devant le centre hospitalier de Mont-Laurier, du10 mars devant le CLSC de Ste-Adèle du CSSS des Pays-d’en-Haut, du 24 mars devant le CLSC de Ste-Thérèse du CSSS Thérèse-de-Blainville, du 14 avril aux Galeries des Laurentides où se trouve l’Agence de la santé et des services sociaux avec la participation d’employé-es du Centre du Florès, du Centre jeunesse des Laurentides et du Centre de réadaptation en dépendance des Laurentides, du 28 avril devant les bureaux de St-Jérôme pour le Centre de réadaptation en dépendance des Laurentides, du 22 mai au centre hospitalier du CSSS des Sommets et, finalement, du 2 juin devant l’hôpital de St-Jérôme organisé par le Syndicat du SEE du CSSS de St-Jérôme.

Un automne qui s’annonce mouvementé

Par ailleurs, l’automne s’annonce chaud pour tous les syndicats FSSS-CSN de la région compte tenu du fait que la prochaine négociation représente un enjeu important puisque de multiples coupures dans les

conditions de travail sont appréhendées. Le président du syndicat croit qu’il faut y voir aussi une tentative d’affaiblissement des services publics jusqu’à la privatisation sous de faux prétextes. «Le gouvernement tente de faire croire à la population qu’un réseau public est coûteux et inefficace et il prend tous les moyens pour arriver à ses fins.Les syndicats continueront à dénoncer cette mentalité mercantile de ceux qui ne voient pas plus loin que l’intérêt de leur poche ou celle des gens d’affaires.» M. Presseault, président d’un syndicat qui représente quelque 1000 membres, conclut en disant qu’il faut agir face à ce gouvernement qu’il qualifie d’irresponsable.