LES CONDUCTRICES ET CONDUCTEURS DE LA RÉGION DES LAURENTIDES DÉNONCENT DES LACUNES CRIANTES EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ DANS LE TRANSPORT SCOLAIRE

2015-05-28 Photo conférence de presse

(St-Jérôme, le 28 mai 2015) – Les conducteurs et conductrices de la région des Laurentides se font unanimes pour dénoncer l’actuelle gestion disciplinaire des commissions scolaires de la région. Ils leur reprochent leur inaction malgré les innombrables rapports qu’ils ont faits dans plusieurs cas concernant des gestes déplorables posés par des élèves lors du transport.
Unanimement, les conducteurs et conductrices ont déploré aujourd’hui, dans le cadre d’une conférence de presse, le fait que les commissions scolaires ne considèrent pas la sécurité des élèves comme une priorité. Le président du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Transcobec (CSN), Yves Richer, a déclaré : « Les commissions scolaires de la région étaient autrefois beaucoup plus impliquées, nous sommes dorénavant à même de constater que celles-ci ont décidé d’ignorer et de déléguer les problèmes de discipline lors des parcours scolaires. »
M. Richer a ajouté : « Nous sommes conscients que le secteur de l’éducation vit de profonds chamboulements à cause des mesures d’austérité. Cependant, il est de notre humble avis que la sécurité routière est une matière non négociable, surtout lorsque cela concerne les enfants qui façonneront l’avenir de notre société. »
De son côté, le président du Syndicat des travailleurs et travailleuses des Autobus La Diligence de Sainte-Adèle (CSN), Jacques Forgues, a expliqué: « Une fraction d’inattention peut engendrer des conséquences dramatiques pour les élèves et la personne conductrice, mais également pour les autres usagers de la route. Un-e conducteur-trice doit donc constamment vérifier une pluralité de facteurs pour évaluer les risques reliés à son travail (rétroviseurs, angles de passage multiples, alignement de la route, conditions climatiques, vitesse) et évidemment, les élèves. Il peut parfois être difficile de conjuguer la discipline des enfants simultanément avec la conduite. »
Multipliant les exemples où la concentration des conductrices et conducteurs a pu être gravement affectée, de son côté, le président du Syndicat des travailleurs et travailleuses des Autobus La Diligence de Sainte-Agathe, Michel Desroches, a renchérit en indiquant qu’un mécanisme d’avertissements, de rapports aux directions d’écoles et de conséquences existe bel et bien, mais que le problème semble résider dans le fait que les directions de tous les niveaux ne respectent pas l’application de celui-ci par laxisme ou peut-être par peur du mécontentement des parents.
Il a expliqué : « Le secteur scolaire a élaboré une formation de gestion de la discipline dans les véhicules scolaires pour les conducteur-trices, a déterminé des règlements et a mis en place une procédure d’application des mesures disciplinaires. Donc, l’approche qu’on tente d’inculquer remet l’entièreté de la responsabilité de la gestion de la discipline entre les mains des travailleurs sans leur donner de réel pouvoir d’intervention efficace. Mais toutes ces procédures servent-elles à régler les problèmes de gestion de discipline à l’occasion du transport scolaire ou à déléguer une responsabilité sans se préoccuper des conséquences? »

M.Desroches a ajouté que face à cette gestion déficiente de la discipline, la quasi-totalité de cette responsabilité incombe depuis peu aux conducteur-trices qui n’obtiennent malheureusement pas le support nécessaire pour réaliser leurs trajets en toute sécurité. Il est totalement irresponsable, dit-il, d’octroyer des formations de gestion de la discipline dans les véhicules scolaires aux travailleurs sans même impliquer leur expertise dans un projet global de changement. « Même si leurs intentions sont louables, la réalité est parfois bien loin des conclusions théoriques fignolées par nos grands réformistes de l’éducation. D’ailleurs, de nombreux conducteur-trices ayant mis terme à des actes intolérables en intervenant directement se sont vu réprimandés, voire renvoyés. De peur d’être ainsi traités, ils préfèrent majoritairement endurer et fermer les yeux pendant que les enfants sont laissés à eux-mêmes dans une jungle où tout est permis. »
Ce climat, ajoute M. Desroches, favorise une recrudescence d’actes d’intimidation et de violence, mais provoque d’autant plus une hausse marquée de la détresse psychologique chez les conducteur-trices, ce qui n’aide en rien la bonne conduite d’un véhicule scolaire.
Pour sa part, la présidente du Conseil central des Laurentides, Louise Jetté, a indiqué que le problème de gestion de la discipline lors du transport scolaire n’est peut-être pas circonscrit aux commissions scolaires de la région des Laurentides, mais qu’il existe d’autres régions où les établissements qui fonctionnent avec ce modèle obtiennent de bien meilleurs résultats. Leur secret, précise-t-elle, réside dans l’application directe et immédiate de la procédure disciplinaire telle qu’elle est prescrite.
Madame Jetté conclut : « Chose certaine, l’année scolaire a été insupportable pour plusieurs conducteur-trices et le laxisme dont ont fait preuve les commissions scolaires et les écoles ne saurait être toléré davantage. L’année scolaire viendra bientôt à terme, mais un point de rupture a été atteint et, l’an prochain, les travailleurs seront prêts à manifester leur mécontentement avec le soutien de la CSN et du Conseil central des Laurentides et prendront les moyens que cela implique pour établir une situation sécuritaire pour tous. »
Étaient également présents à la conférence de presse des représentants du Syndicat des travailleurs et travailleuses des Autobus La Diligence de Sainte-Marguerite (CSN), du Syndicat du transport scolaire de Saint-Hippolyte (CSN), du Syndicat des travailleurs et travailleuses des autobus Renaud (CSN), des conductrices et conducteurs d’autobus scolaire, de même que des parents qui ont uni leur voix pour lancer un cri d’alarme.

Les employeurs de la région des Laurentides devront faire leur part

2015-05-27 logo - J y vois j y gagne 2

Négociation coordonnée dans les centres d’hébergement privés pour aînés

(St-Jérôme, le 27 mai 2015) – Le secteur des centres d’hébergement privés de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) poursuit sa tournée des régions du Québec pour annoncer le lancement de la négociation coordonnée et sensibiliser la population de la région des Laurentides sur les conditions de travail souvent misérables dans ces centres. Dans la région, c’est presque 300 membres qui ont joint les rangs de cette négociation coordonnée. Les employeurs de la région des Laurentides devront s’asseoir et prêter une oreille attentive aux nombreux travailleuses et travailleurs de ces centres qui vivent sous le seuil de la pauvreté.

« La réalité des différents centres d’hébergement est complètement disparate; certaines travailleuses et certains travailleurs sont spécialisés dans une tâche précise alors que d’autres sont amenés à réaliser une panoplie de tâches simultanément comme nettoyer une chambre, préparer à manger et distribuer la médication. Dans tous les cas, on constate que ceux-ci ont pour vocation d’offrir des soins de qualité aux bénéficiaires alors que les propriétaires d’établissements d’hébergement privés n’ont de respect que pour le profit », déclare Marie-Christine Delsart, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement de la région des Laurentides – CSN.
« La négociation coordonnée permet d’aller chercher un bien meilleur rapport de force vis-à-vis des employeurs comparativement à plusieurs négociations isolées. La faible rémunération, le manque de formation, l’absence de lieu pour discuter avec l’employeur de problèmes comme la surcharge de travail ou l’alourdissement des cas accentuent le roulement de personnel, principalement constitué de femmes, et nuisent à la qualité des services aux aîné-es dans les centres », renchérit la vice-présidente de la FSSS-CSN, Nadine Lambert.
« Le nombre de résidences privées pour aîné-es est en très forte croissance depuis plusieurs années, rappelle de son côté la présidente du Conseil central des Laurentides, Louise Jetté. Les gouvernements qui se sont succédé se rabattent sur le secteur privé pour dispenser les soins aux aîné-es parce que l’état de la construction de CHSLD ne suit pas l’évolution de la courbe démographique de la région des Laurentides. Avec les compressions sans précédent du gouvernement libéral dans le système de santé, le secteur privé sera encore plus sollicité au cours des prochaines années. »
La négociation coordonnée sur le plan national
Quarante-trois accréditations syndicales ont uni leurs forces face aux employeurs du secteur afin d’améliorer le sort des quelque 2000 travailleuses et travailleurs concernés dans ce type de résidences en croissance constante. « Toutes les accréditations ayant joint la négociation coordonnée feront pression sur leur employeur pour obtenir une augmentation salariale de 1,50 $ de l’heure sur trois ans, la création d’un comité de relations de travail opérationnel, la formation systématique des employé-es et une date commune d’échéance des conventions collectives. Aucune n’acceptera une offre en deçà de ces revendications » explique Guy Trichard, membre du comité de négociation du secteur des centres d’hébergement privés de la FSSS-CSN, présent lors de la conférence de presse.

LES IMPACTS NÉGATIFS DE LA RÉFORME EN SANTÉ SE FONT SENTIR

Au centre hospitalier de Sainte-Agathe-des-Monts et dans les établissements de la région

 

2015-05-22 CSSS Ste-Agathe

(Sainte-Agathe, le 22 mai 2015). – Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre de santé et de services sociaux des sommets affilié à la CSN étaient invités aujourd’hui à un dîner collectif sous le thème «Ensemble maintenant et pour l’avenir». C’était l’occasion de non seulement dénoncer les politiques gouvernementales mais aussi d’échanger afin de veiller à l’avenir des services sociaux et l’importance du travail des employés.

 

Des coupures de postes

Les compressions budgétaires et la mise en application de dispositions de la loi 15 imposées au réseau de la santé n’ont pas tardé à engendrer des impacts négatifs. «Pour le CSSS des Sommets maintenant intégré au CISSS des Laurentides, il s’agit de coupures de postes de près de 10 % du personnel de bureau. À cela s’ajoute l’annonce de coupures de postes de préposés aux bénéficiaires au CHSLD annexé au centre hospitalier», explique Stéphane Lavoie, président du syndicat. «Comment le ministre Barette peut-il affirmer sans sourciller que les services à la population ne seront pas touchés ? Le manque de ressources est portant dénoncé depuis longtemps», ajoute-t-il. Le syndicat déplore également le réaménagement forcé de la structure administrative qui fait en sorte qu’un seul des gestionnaires ne provient de la région et que par conséquent, il est le seul à connaître les défis propres aux établissements du secteur de Sainte-Agathe. Les syndicats craignent depuis longtemps ces effets négatifs, c’est maintenant la population qui vivra les impacts négatifs des politiques aveugles du gouvernement libéral.

 

La région en action

Ce rassemblement collectif s’inscrit dans la campagne «S’unir ou subir» organisée par les syndicats des établissements de la santé et des services sociaux des Laurentides affiliés à la FSSS-CSN. Manifestations, rassemblements, piquetage symbolique sont autant d’activités qui se sont tenues ou qui se tiendront dans la région afin d’informer la population et contrer les politiques gouvernementales qui par ailleurs, sont également dénoncées par le réseau de l’éducation et des services de garde à l’enfance. Les différents syndicats impliqués sont convaincus qu’«Ensemble», il est possible de faire la différence confirme Jeff Begley président de la FSSS-CSN.

 

voir aussi :  http://www.linformationdunordsainteagathe.ca/actualites/2015/5/22/les-syndiques-de-la-csn-denoncent-le-virage–austerite-0.html