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Les compressions dans les cégeps : C’est trop !

Les enseignantes et les enseignants du Cégep de Saint-Jérôme, auxquels se sont joints des étudiants, des membres du Syndicat des professionnels et des membres du Syndicat du personnel de soutien, ainsi que l’ensemble des syndicats du Collège Lionel-Groulx – Syndicat des enseignantes et des enseignants, Syndicat des professionnels, Syndicat du personnel de soutien, Association générale des étudiantes et étudiants – ont tenu des actions hier pour dénoncer les coupes que le ministre Bolduc a récemment imposées au réseau collégial.

Le Cégep de Saint-Jérôme a organisé un événement de réflexion et de discussions autour d’un café afin de dénoncer les coupes, alors que le Cégep Lionel-Groulx a tenu une série d’actions de perturbation : piquetage symbolique, manif-défilé bruyante Réchauffons nos casseroles! dans le collège et conférence de presse conjointe avec la direction du Collège et l’Association des cadres.

Le ministre ne peut plus prétendre que ces mesures n’affecteront pas les services étudiants. « Avec ces coupes additionnelles de 19 millions de dollars, qui arrivent en milieu d’exercice financier, les administrations n’auront pas d’autre choix que de couper dans les services aux étudiants, puisqu’ils sont au coeur de la mission de notre collège, et donc, au coeur de l’ensemble des dépenses de notre institution, qui devra faire un nouvel effort de réduction des dépenses pour proposer un budget équilibré tenant compte des nouvelles compressions qui s’ajoutent aux 2,5 millions de dollars déjà retranchés, depuis 2011, à la suite de compressions successives » déclare Isabelle Daboval, la présidente du Syndicat des professeurs du Cégep de St-Jérôme.

Pour sa part, Michel Milot, président du Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep Lionel- Groulx, souligne que toute la communauté collégiale s’entend pour dire que ces coupes de 19 millions de dollars affecteront directement les services aux étudiants, tel que l’aide pédagogique, le service d’aide à l’intégration des étudiants (pour les élèves en situation de handicap), le service aux étudiantes et aux étudiants de la Formation continue, etc.

Rappelons que, depuis quatre ans, les coupes budgétaires dans le réseau collégial ont atteint 109 millions de dollars. Ces compressions soutenues sont le résultat de la politique d’austérité du gouvernement, politique que remettent en question les enseignantes et les enseignants. Ceux-ci considèrent que l’austérité est surtout idéologique, qu’elle augmente les inégalités économiques et sociales et prive les citoyens des services publics de qualité auxquels ils ont droit.

Afin de bien marquer leur inquiétude et leur souci concernant les services offerts à la population étudiante, les syndicats d’enseignantes et d’enseignants de cégep de la FNEEQ ont organisé aujourd’hui, dans toutes les régions du Québec, des activités de perturbation et de visibilité dans leur établissement.

Le Syndicat des professeurs du Cégep de Saint-Jérôme et le Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep Lionel-Groulx sont affiliés à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) qui regroupe quelque 33 000 membres dans les cégeps, les établissements privés et les universités.

Le Syndicat du personnel de soutien du Collège Lionel-Groulx est affilié à la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP-CSN), secteur «soutien cégeps», qui regroupe plus de 4 500 membres dans les établissements collégiaux du Québec.

Le Syndicat du personnel professionnel du Collège Lionel-Groulx est affilié à la Fédération du personnel professionnel des Collèges (FPPC-CSQ) représentant plus de 1 200 professionnels répartis dans 34 cégeps.

 

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Manifestation des cols bleus et cols blancs de Mirabel

 

Projet de loi 3

À l’occasion de la Grande cassure

 

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(Saint-Jérôme, le 27 novembre 2014) – Plusieurs dizaines de cols bleus et de cols blancs de Mirabel et de Sainte-Thérèse ont tenu hier une journée de débrayage pour manifester contre le projet de loi 3 et entamer la Grande cassure dans les relations de travail.

« Ça ne passe pas »

« À Mirabel, l’employeur a complètement stoppé les négociations, même sur le plan normatif. Il attend que le projet de loi tranche à sa place », a souligné Patrice Carle, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Mirabel (cols bleus). «Pourtant, le maire de Mirabel, Jean Bouchard, s’était prononcé pour des assouplissements au projet de loi 3. Les cols bleus et les cols blancs font aujourd’hui front commun pour indiquer au gouvernement et à la ville que ça ne passe pas » a ajouté Éric Charron, président du Syndicat des employé(es) municipaux de Mirabel (cols blancs).

« Le projet de loi 3 n’est qu’un instrument mis au service des villes pour leur permettre d’augmenter leurs revenus sur le dos des travailleuses et des travailleurs », a commenté, pour sa part, le président du Syndicat des employé-es de la ville de Sainte-Thérèse, Daniel Gauthier. Il a déclaré « Notre message au gouvernement est clair : il ne peut revenir sur des ententes passées. Nous nous sommes nous-mêmes payé ce régime de retraite, on ne l’a pas volé, et nous agissons pour le protéger. »

Pour l’occasion, les cols bleus de Gatineau organisaient également une journée de grève légale, alors que des actions de visibilité et des rassemblements de syndicats FEESP-CSN se produisaient dans plus de 30 autres villes au Québec. Celles-ci se sont déroulées dans le calme.

« La Grande cassure se concrétisera de différentes façons dans les villes au Québec, selon ce que les syndicats décideront. Cela pourrait notamment passer par le boycott complet ou partiel des comités de travail ou encore par l’application stricte des conventions collectives », a expliqué le président de la Fédération des employé-es de services publics (FEESP-CSN), Denis Marcoux. Avec le projet de loi 3, il est illusoire de penser que les relations employeurs-travailleurs resteront au beau fixe », a-t-il ajouté.

Pour tous les représentants syndicaux, l’indignation ne diminue pas face au projet de loi 3. Ils entendent coûte que coûte résister aux agressions de ce gouvernement jusqu’au bout et leurs membres participeront bien entendu à la grande manifestation de samedi 29 novembre à Montréal, 13 heures, Place du Canada.