Le Conseil central des Laurentides (CSN) expose ses préoccupations au député d’Argenteuil

Source : Conseil central des Laurentides (CSN)

Le Conseil central des Laurentides (CSN) expose ses préoccupations au député d’Argenteuil 

(Saint-Jérôme, 27 octobre 2014) Le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CSN) a rencontré, vendredi dernier, le député d’Argenteuil, Yves St-Denis, afin de lui exposer ses préoccupations sur le plan d’austérité du gouvernement et, plus spécifiquement, sur les différents projets de loi (3, 10, 15) qui toucheront le secteur public.

Louise Jetté, présidente du Conseil central des Laurentides, accompagnée de la présidente du Syndicat des employées et employés du CSSS St-Jérôme, Karine Lehoux, ont demandé de reporter pour l’instant l’objectif du déficit zéro jusqu’à ce que l’économie québécoise reprenne du mieux, afin de ne pas nuire à la faible reprise économique. Yves St-Denis a été intraitable sur la question et a réitéré la position gouvernementale d’atteindre le déficit zéro en 2015-2016, même au prix d’un déficit social.

Projet de loi 10
Durant la rencontre, Karine Lehoux a mentionné que les travailleuses et travailleurs qu’elle représente étaient fort angoissés face au projet de loi 10, réforme qui a pour conséquence, dans la région des Laurentides, de fusionner, entre autres, les sept Centres de santé et de services sociaux en une seule entité : le Centre intégré en santé et services sociaux.

Les travailleurs craignent de voir, encore une fois, la charge de travail augmentée, créant ainsi davantage de détresse psychologique. Karine Lehoux a affirmé : « Les gens sont à bout de souffle! Le taux d’assurance salaire est en hausse constante dû à de l’épuisement professionnel ou à des dépressions. Cette nouvelle réforme, qui s’ajoute aux autres compressions, amène son lot d’inquiétudes et d’insécurité, entraînant une augmentation de la détresse psychologique chez les travailleuses et travailleurs.»

De son côté, Louise Jetté s’est dite préoccupée par les vagues de compressions annoncées dans les services publics rappelant que 25 % des emplois dans la région provenaient de ce secteur. « En réduisant la taille de l’État, on affecte notre économie! » Elle a également mis en doute que ces compressions ne toucheront pas directement la population. Les services à la population seront assurément touchés. Finalement, elle a mentionné que la région sera doublement touchée

puisque, depuis de nombreuses années, le réseau de la santé souffre d’un sous-financement en comparaison d’autres régions en regard de sa population qui ne cesse d’augmenter.

Le député s’est dit conscient de ce déséquilibre régional et s’est engagé à y remédier. Il s’est également engagé à transmettre au caucus libéral les préoccupations amenées lors de cette rencontre.

Le Conseil central des Laurentides CSN représente quelque 16 000 membres. Des actions seront entreprises dans les prochaines semaines et les prochains mois, afin de contrer cette austérité et les nombreux projets de loi qu’entend faire adopter le gouvernement. Madame Jetté invite la population à se joindre à la grande manifestation nationale ayant pour thème Refusons l’austérité, qui se tiendra le 29 novembre prochain, à Montréal. Un transport sera offert aux membres CSN ainsi qu’à la population afin de s’y rendre en grand nombre.

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Pour information :

Etienne Dubois-Daignault, conseiller syndical SAMVR – CSN
Conseil Central des Laurentides
Tél. : 450 438-4196

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Des employé-es municipaux affiliés à la FEESP-CSN manifestent dans les Laurentides contre le projet de loi 3 sur les retraites

(Saint-Jérôme, 23 octobre 2014) — Des dizaines de travailleuses et travailleurs municipaux se sont réunis le 22 octobre dernier à Sainte-Thérèse et à Mirabel pour distribuer des tracts d’information à la population et protester contre les attaques du gouvernement envers les régimes de retraite du secteur municipal. Ces actions locales s’inscrivent dans une série d’actions semblables qui se déroulent dans différentes régions du Québec depuis quelques semaines. Les syndicats rappellent à ce sujet que le gouvernement répond aux demandes des villes telles Montréal et Québec et tente d’imposer des mesures draconiennes pour la majorité des municipalités dotées du régime de retraite.

À Mirabel
Les conventions collectives des travailleuses et des travailleurs cols blancs et bleus de la Ville de Mirabel sont échues depuis le 31 décembre 2012. Les négociations sont bloquées en raison du dépôt du projet de loi 3. « Pourtant, les données financières indiquent que notre régime de retraite est en santé et que les ajustements ne représenteraient que 0,6 % du budget de la Ville, ce qui équivaut à 10 $ en moyenne, au compte de taxes d’une résidence unifamiliale », affirme Éric Charron, président du syndicat représentant les cols blancs, Syndicat des employé-es municipaux de Mirabel (CSN).

« Nous avons toujours été disposés à négocier des solutions adaptées, mais le gouvernement nous impose, par le projet de loi, un cadre destiné aux grandes villes qui sont aux prises avec des situations particulières », ajoute Patrice Carle, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Mirabel (CSN).

À Sainte-Thérèse
Également en négociation pour le renouvellement de leur convention collective échue depuis bientôt trois ans, les travailleurs de la Ville de Sainte-Thérèse sont aussi pénalisés par le projet de loi 3, alors que leur régime de retraite ne connaît pas de difficulté non plus. Daniel Gauthier, président du Syndicat employé-es de la ville de Sainte-Thérèse (CSN), partage les opinions de ses collègues de Mirabel. « Le projet de loi 3 est sans équivoque un moyen détourné pour augmenter les revenus municipaux en faisant payer aux employé-es les frais d’une gestion souvent déficiente. Pendant ce temps, les élus municipaux ou provinciaux bénéficient de fonds de pension payés à

100 % par les citoyennes et les citoyens et s’apprêtent à s’accorder des hausses de rémunération importantes. Ils devraient plutôt prêcher par l’exemple ! ».

Le début d’une lutte syndicale et sociale
Le problème ne se situe pas chez ceux qui ont des régimes de retraite, mais bien chez ceux qui n’en ont pas et par les choix budgétaires du gouvernement qui épargnent plutôt les mieux nantis. « Les travailleuses et les travailleurs municipaux sont aussi des citoyennes et des citoyens payeurs de taxes et d’impôts qui garantissent des services de qualité dans leur municipalité. Pour eux, il est évident que le projet de loi 3 vient concrétiser le début de la politique d’austérité du gouvernement dont les coupures tous azimuts affecteront encore une fois les classes moyenne et plus modeste, en épargnant les plus riches », conclut finalement le vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Yvon Godin.

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Renseignements :

Sainte-Thérèse : Etienne Dubois-Daignault, conseiller syndical SAMVR — CSN Mirabel : Josée Chapdelaine, conseillère syndicale SAMVR-CSN
450 438-4196

Rue Ste-Catherine Rue Ste-Catherine Rue Ste-Catherine Rue Ste-Catherine Mirabel 4 Mirabel 3 Q N-D 125 anniversaire

LES EMPLOYÉES DE LA CAISSE DESJARDINS DE SAINTE-AGATHE TOUJOURS DÉTERMINÉES

Sans contrat de travail depuis bientôt deux ans
LES EMPLOYÉES DE LA CAISSE DESJARDINS DE SAINTE-AGATHE TOUJOURS DÉTERMINÉES

(Sainte-Agathe-des-Monts, le 22 octobre 2014)– Les salariées syndiquées, à l’emploi de la Caisse populaire de Sainte-Agathe, membres de la CSN, ont participé ce matin à une nouvelle action de visibilité visant à dénoncer la lenteur des négociations en vue d’en arriver au renouvellement de leur contrat de travail.

Bien que leur convention collective soit échue depuis le 31 décembre 2012 et que douze rencontres de négociation se soient tenues, l’exercice s’éternise. Une piste de solution est sur la table mais l’employeur fait la sourde oreille, préférant attendre que les parties se retrouvent devant la conciliatrice.

Les travailleuses, qui ont fait preuve d’une grande patience mais qui demeurent quand même très conciliantes, sont prêtes à reprendre la négociation. Devant l’attitude fermée de l’employeur, elles tiennent à lancer le message que la situation risque de s’envenimer avec une intensification des moyens de pression s’il ne réagit pas rapidement.

Malgré les résultats financiers positifs de la Caisse de Sainte-Agathe, qui n’ont jamais été démentis, la Fédération refuse toujours de reconnaître à sa juste valeur la contribution de ses salariées à la réussite de la Caisse. Il est à noter que la population ne manque pas de manifester son appui aux travailleuses lorsqu’elles font des actions de sensibilisation.

Il est à souligner que l’activité de visibilité de ce matin se voulait aussi un exercice simultané avec les salarié-es de la Caisse Desjardins de Terrebonne. Ces derniers, par un piquetage symbolique, ont voulu exprimer le même mécontentement face à l’obstination du Mouvement Desjardins à ne pas prendre en considération les possibilités soumises par les deux syndicats pour parvenir à un accord.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Caisse populaire Desjardins de Sainte-Agathe-des-Monts (CSN) représente tout près de quarante-cinq salariées à l’emploi de la Caisse populaire Desjardins de Sainte-Agathe-des-Monts. Celui-ci est affilié à la Fédération du commerce de la CSN (FC-CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides-CSN qui représente quant à lui quelque 16 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs.

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Pour information :

Josée Chapdelaine, conseillère syndicale CSN
450 438-4196

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