Projet de loi 10 sur la santé et les services sociaux

Communiqué pour diffusion immédiate
À tous les médias
Source : Conseil central des Laurentides CSN

Projet de loi 10 sur la santé et les services sociaux
Une réforme loin des besoins de la population

(St-Jérôme, le 30 septembre 2014)- Le Conseil central des Laurentides CSN estime que les nouveaux établissements régionaux de la réforme Barrette seront des structures « mammouths » loin de la population.

La présidente du Conseil central des Laurentides CSN, Louise Jetté, estime que pour améliorer l’accès aux soins de santé, il aurait été plus avisé de décentraliser, plutôt que de regrouper plusieurs établissements avec des missions très différentes sous un même chapeau administratif autour d’un hôpital.

Elle est d’avis que les nouveaux « centres intégrés de santé et de services sociaux », les CISSS, seront des mastodontes, difficiles à gérer. L’exemple des CSSS, il y a 11 ans, à l’initiative de Philippe Couillard, alors ministre de la Santé, ne permet pas de penser que de fusionner encore plus permettra d’économiser, de diminuer le nombre de cadres et de donner un meilleur accès à la population. De fait, c’est l’inverse qui s’est produit depuis 10 ans.

La transition vers la nouvelle mégastructure du ministre Barrette risque de provoquer le chaos et de prendre du temps. Les missions de l’Agence de santé et de services sociaux, dont la prévention, la santé publique, de même que celles des centres de réadaptation en santé mentale et physique, et des centres jeunesse seront transférées au CISSS. « En se centrant autour de l’hôpital, on dénature des missions essentielles au réseau, un non-sens », d’ajouter Louise Jetté.

Dans la région des Laurentides, la population sera particulièrement touchée en raison notamment de la grandeur du territoire. Cette réforme amène plusieurs questionnements. Les citoyens de Mont-Laurier devront-ils se déplacer à Saint-Jérôme pour recevoir des soins spécialisés? Par ailleurs, est-ce que le Centre jeunesse des Laurentides, le Centre de réadaptation en déficience physique Le Bouclier, le Centre de réadaptation en déficience intellectuelle Le Florès, les CHSLD, vont être pénalisés en raison de la centralisation des budgets au niveau d’un centre intégré de santé et services sociaux? Il y a fort à parier que les budgets seront monopolisés comme par le passé. Pour la présidente du Conseil central des Laurentides, il apparaît clair que ce sont les plus démunis de la société, les sans-voix, qui risquent de subir les conséquences de cette réforme.

D’autre part, madame Jetté est d’avis qu’il s’agit d’une réforme antidémocratique, puisque le ministre sera omnipotent avec de nombreux nouveaux pouvoirs, dont celui de nommer tous les conseils d’administration. Il n’y aura donc personne pour voir les changements d’un oeil critique et attentif aux besoins de la population. En plus, cette réforme a été improvisée, sans réelle consultation comme la précédente en 2003, qui n’a même pas contribué à réduire l’attente dans les urgences.

L’actuelle réforme de structures sera suivie d’une réforme tout aussi importante du financement qui va consacrer la notion d’argent qui suit le patient. « Je crains fort que le deal de Barrette va permettre aux médecins de facturer davantage au cours des prochaines années puisque l’argent va suivre les patients. Une baisse de services sociaux et de la prévention servira donc à financer une hausse des revenus des médecins », de conclure Louise Jetté.

Le Conseil central des Laurentides CSN représente quelque 16 000 membres. De ce nombre, près de 5 000 de ses membres seront touchés par le projet de loi 10. Le conseil central se penche présentement sur les impacts de la réforme Barrette pour en évaluer plus en profondeur toutes les conséquences. Des actions seront entreprises dans les prochaines semaines afin de contrer plusieurs changements néfastes pour la population que veut mettre de l’avant le gouvernement Couillard, dont cette réforme qui mettrait en place une structure ingérable et très probablement inéquitable pour les secteurs de la région qui ont des besoins différents.
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Renseignements :
Louise Jetté, présidente
Conseil central des Laurentides
450 438-4196

Du jamais vu depuis 2003, une grande mobilisation s’impose!

À tous les exécutifs syndicaux CSN des Laurentides,

Vous avez certainement entendu parler du dépôt du projet de loi 3 concernant les régimes de retraite qui vise pour l’instant les policiers,  les pompiers, le transport et les municipalités. Par ce projet de loi, non seulement le gouvernement permet aux municipalités de récupérer des sommes directement dans la poche des travailleuses et des travailleurs ou encore dans celles des retraités, mais il refuse aux parties de négocier les conditions entourant leur régime de retraite. Sous les pressions des Labeaume et Coderre de ce monde, une campagne visant à faire croire que tous les régimes de retraite sont en perdition est en marche. Le gouvernement entend légiférer pour revenir sur des clauses négociées depuis longtemps, bref pour ni plus ni moins rouvrir les conventions !

Il ne faut pas être devin pour savoir que ce n’est qu’un début et que le projet de loi 3 est une porte grande ouverte pour tous les employeurs des secteurs public et privé les invitant à renier les ententes passées en se servant des fonds de retraite. De plus, le gouvernement en adoptant ce projet de loi ne s’arrêtera pas là, le projet de loi 10 déposé jeudi passé par le ministre de la Santé en est la preuve. L’impact direct pour notre région sera l’abolition de l’Agence qui veille à la répartition équitable des ressources et à la mise en place des programmes sociaux, la fusion de douze établissements de services en un, de même que le regroupement des sept CSSS en un seul dans une mégastructure centralisée autour d’un centre hospitalier avec un seul directeur, dont le conseil d’administration sera nommé par le ministre. On repassera pour l’impartialité et la gestion basée sur les besoins réels de la population…

À ces projets de loi, il faut ajouter les compressions annoncées dans l’éducation et les services de garde à la petite enfance et l’abolition des commissions scolaires. Nous devons également redouter les conclusions de la commission d’examen sur la fiscalité. L’objectif de l’équilibre budgétaire en 2015-2016 est d’abord et surtout un moyen d’imposer des compressions dans les services sociaux, nos services, compressions estimées à 6 milliards de dollars sur deux ans plutôt que de s’attaquer aux vrais problèmes du financement de l’État. Le Québec va changer si nous laissons ce gouvernement agir ainsi ! L’heure est à la mobilisation plus que jamais! Il faut que tous et toutes participent, car tous et toutes seront touchés, quel que soit le secteur !

Plusieurs activités sont à venir, régionalement, en coalition ou nationalement. Nous vous tiendrons informés des développements.

À diffuser largement à vos membres

http://vimeo.com/107287160

http://vimeo.com/106973561

http://www.csn.qc.ca/web/csn/communique/-/ap/COMM2014-09-23b?p_p_state=maximized#.VCXQyLb_HoA

http://www.csn.qc.ca/web/csn/communique/-/ap/Comm2014-09-25c?p_p_state=maximized#.VCXQi7b_HoA

 

Les employées de la caisse Desjardins de Saint-Agathe manifestent leur détermination

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Communiqué de presse
Pour publication immédiate
Sans contrat de travail depuis bientôt deux ans
LES EMPLOYÉES DE LA CAISSE DESJARDINS DE SAINTE-AGATHE MANIFESTENT LEUR DÉTERMINATION

(Sainte-Agathe-des-Monts, le 29 septembre 2014) – Devant l’attitude fermée de la Caisse populaire de Sainte-Agathe à la table de négociation, les salariées syndiquées, membres de la CSN, ont manifesté vendredi matin leur mécontentement, mais surtout leur détermination. Et ce n’est qu’un début si la situation ne change pas.

Bien que leur contrat de travail soit échu depuis le 31 décembre 2012 et que douze rencontres de négociation se soient tenues, l’exercice s’éternise et l’employeur refuse toujours de faire sa part dans l’atteinte d’une entente. L’arrivée d’un nouveau directeur général a retardé le début des négociations au 25 septembre 2013 et, dès novembre 2013, c’est plutôt un représentant de la Fédération des caisses qui s’est posé comme interlocuteur, court-circuitant ainsi la négociation locale. Depuis le début du mois de septembre 2014, le nouveau représentant de l’employeur affiche la même attitude.

Desjardins intransigeante
Malgré les résultats financiers positifs de la Caisse de Sainte-Agathe, qui n’ont jamais été démentis, la Fédération des caisses maintient le cap sur une récupération de la masse salariale de l’ordre de 3 % et des modifications qui affecteront sensiblement les salarié-es mais aussi le service à la clientèle. Jusqu’à ce jour, la partie syndicale s’est montrée ouverte à des réaménagements, mais un élément en particulier demeure essentiel pour les travailleuses en ce qui a trait à la rémunération au rendement. Pour le syndicat, c’est maintenant au tour de la Caisse de faire preuve d’ouverture.

Les moyens d’action se poursuivront
Depuis plusieurs mois, les travailleuses ont fait preuve d’une grande patience, une patience qui s’effrite. Des actions de mobilisation, comme celle de vendredi, pendant lesquelles la population a d’ailleurs démontré son appui, se répèteront et s’intensifieront. La partie syndicale n’avait que peu de demandes lors de cette ronde de négociation et considère qu’elle en a fait assez. Desjardins n’est pas dans la misère !

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Caisse populaire Desjardins de Sainte-Agathe-des-Monts (CSN) représente tout près de quarante-cinq salariées à l’emploi de la Caisse populaire Desjardins de Sainte-Agathe-des-Monts. Celui-ci est affilié à la Fédération du commerce de la CSN (FC-CSN) et au Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides-CSN qui représente quant à lui quelque 16 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs.

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Pour information :
Josée Chapdelaine
Conseillère syndicale SAMVR Laurentides
450 438-4196

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